A partir du mémoire rédigé au cours de mon cursus en DU (Diplôme Universitaire) Clinique de la Relation et Intervnetion Stratégique réalisé avec l’Université Paris 8 , voici un article publié sur le site de l’école LACT.

Le texte explore le trauma psychique comme une expérience qui dépasse le simple souvenir d’un événement passé : il affecte profondément la manière d’être au monde, les relations et le sentiment de sécurité. Le trauma agit en deux temps : lors de l’événement lui-même, puis dans l’absence de reconnaissance qui fige la souffrance sous forme de mémoire traumatique (flashbacks, hypervigilance, évitement).

Pour comprendre et accompagner ces blessures, deux approches sont mises en avant :

  • La théorie de l’attachement (Bowlby, Ainsworth), qui montre que la qualité des liens précoces influence la capacité à réguler ses émotions et à faire face au stress. Un attachement sécurisant favorise la résilience, tandis qu’un attachement insécure fragilise face au trauma. En thérapie, le praticien devient une figure d’attachement sécurisante permettant une réparation émotionnelle.
  • L’approche systémique de Palo Alto (Bateson), qui considère que les difficultés ne résident pas uniquement dans l’individu mais dans les interactions relationnelles. Elle se centre sur l’ici et maintenant, en observant les mécanismes actuels qui maintiennent la souffrance. Le symptôme est vu comme une tentative d’adaptation, et le travail thérapeutique consiste à introduire du changement via le recadrage et de nouvelles expériences.

Deux cas illustrent ces principes :

  • Manola, victime d’inceste, souffre d’un corps figé et d’une peur relationnelle. La thérapie l’aide à se reconnecter à son corps, à retrouver des sensations de sécurité et à transformer ses relations, notamment dans son couple et sa parentalité.
  • Simone, en burn-out après un choc professionnel non élaboré, utilise l’écriture répétée du traumatisme pour retraiter l’événement. Cela lui permet de diminuer la charge émotionnelle, de restaurer son estime d’elle-même et de changer son regard sur son expérience.

Enfin, l’article montre que l’approche systémique, combinée à une relation thérapeutique sécurisante, permet de :

  • remettre du mouvement là où le trauma a figé,
  • transformer la honte en compréhension,
  • réinscrire le passé dans le temps,
  • et redonner à la personne un pouvoir d’action.

Conclusion : le trauma ne disparaît pas, mais peut être transformé. En retrouvant sécurité, sens et capacité relationnelle, la personne peut réintégrer son histoire et reprendre le cours de sa vie.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de LACT